29.05.2008

Note de poésie pour soir tragique !

L'homme de mes pensées est resté dans mon esprit aujourd'hui, pas de contact, comme un vide !

Est-ce un test ? Ah c'est malin, j'avais bien besoin de cela et en plus tomber amoureuse d'un "oeil", j'en rate pas une !

Pour m'élever l'âme un petit poème du grand Hugo, pas gai, mais c'est dans le ton de la soirée :


 Tout ce qui souffre est plein de haine.
Tout ce qui vit traîne un remords.
Les morts seuls ont rompu leur chaîne.
Tout est méchant, hormis les morts!
Aussi, voyant partout la vie
Palpiter de rage et d'envie,
Et que parmi nous rien n'est beau,
Si parfois, oiseau solitaire,
Tu redescends sur cette terre,
Tu te poses sur un tombeau.
 
Sunt lacrymae rerum
Les Voix intérieures II, mai 1837

 


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12.05.2008

Victor, un monument à lui tout seul

Ce Victor Hugo, se rappelle-t-on bien qui il était ?

Un écrivain et un homme politique engagé ce qui lui valût un exil...

Une femme avec cinq enfants, et une maîtresse dont il imposa la présence à sa femme (pas très classe, quand même !).

L'honorer aujourd'hui d'un culte, [...]
c'est croire à la force éternelle et triomphante du génie
Émile Zola , 1885  

 

Et la reconnaissance du grand Zola... Quel beau siècle où les écrivains prenaient position de façon plus qu'éloquente...

'ENGAGE', voilà peut être le mot "clé" pour résoudre le mal de ce siècle... 

 

    XXI

Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis: Veux-tu t'en venir dans les champs?

Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis: Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds?

Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh! comme les oiseaux chantaient au fond des bois!

Comme l'eau caressait doucement le rivage!
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.

(Extrait de Contemplations...)

 

11.05.2008

Messagère de la Nuit

Ce fût mon leitmotiv, dans mon entreprise,

Je partirai...

Pour partir, je suis partie, mais dans quelles conditions... Alors, petit clin d'oeil, à mon ami Victor qui connût aussi "l'exil"...

 

Demain dès l'aube
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai - Vois-tu, je sais que tu m'attends -
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne -
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Honfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
(Les Contemplations)
TIENS, YFIG, JE NE ME SOUVENAIS PLUS
QU'IL ETAIT QUESTION D'HONFLEUR
Je crois que tu vas me voir arriver
un de ces jours (hi hi hi !)

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08.05.2008

IL FAIT BEAU, IL FAIT CHAUD !

 

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PAYSAGES

****

Au pays de mon père on voit des bois sans nombre,

Là des loups font parfois luire leurs yeux dans l'ombre

Et la myrtille est noire au pieds du chêne vert.

Noire de profondeur, sur l'étang découvert,

Sous la bise soufflant balsamiquement dure

L'eau saute à petits flots, minéralement pure,

Les villages de pierre ardoisière aux toits bleus

Ont leur pacage et leur labourage autour d'eux.

Du bétail non pareil s'y fait des chairs friandes

Sauvagement un peu parmi les hautes viandes ;

Et l'habitant, grâce à la Foi sauve, est heureux.

        Paul Verlaine

 

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Don Quichotte n'est pas mort !

 

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Oui, de nos jours, il irait se battre contre les éoliennes, on n'arrête pas le progrès...

Je sais que je mène des combats qui semblent à certains comme vains, mais j'ai découvert un recueil de poème de Verlaine et certains passages me disent que la "fibre" n'est pas morte :

 Sois de bronze et de marbre et surtout sois de chair.

Certes, prise l’orgueil nécessaire plus cher,

Pur ton combat avec les contingences vaines,

Que les poils de ta barbe ou le sang de tes veines,

Mais vis, vis pour souffrir, souffre pour expier,

Expie et va-t’en vivre et puis reviens prier,

Prier pour le courage et la persévérance

De vivre dans ce siècle, hélas ! Et cette France,

Siècle et France ignorants et tristement railleurs,

Mais le règne est plus haut et la patrie ailleurs

Et la solution tout autre du problème.

Alors, oui, sois de bronze impassible, revêts

L’armure inaccessible à braver le Mauvais :

Pudeur, Calme, Respect, Silence et Vigilance.

Puis sois de marbre, et, pur, sous le heaume qui lance

Par ses trous le regard de tes yeux assurés,

Marche à pas révérends vers les parvis sacrés.

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