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12.04.2008
NKM : la femme de la semaine !
Je suis étonnée de la remontée et même de l'explosion de la fréquentation de ce blog, merci à tous, chers Visiteurs pour votre intérêt.
Je voulais vous parler de Madame NKM - Madame Nathalie Kociusko-Morizet (pas facile à écrire !), Secrétaire d'Etat à l'Ecologie. En effet, bien que pas d'accord qu'elle ose porter atteinte à un homme politique qui m'a beaucoup aidée ces temps derniers, à savoir Jean-François Copé qui travaille beaucoup !

J'ai réellement admiré la façon dont elle a formulé publiquement ses excuses, sans lâcher prise sur le fond ! Beaucoup de dignité, de force !

Nathalie Kosciusko-Morizet : un parcours brillantissime... qui agace quelques-uns de ses confrères. : Archives Jérôme Fouquet
Polytechnicienne (spécialité, la biologie), officier de marine avec 220 hommes pendant son année de service à Djibouti, ingénieur du génie rural, la voici députée de l'Essonne à 28 ans. Madame écologie de l'UMP à 29. Conseillère régionale à 30. Secrétaire d'État à l'Écologie et numéro trois de l'UMP à 34. L'environnement et la politique sont inscrits dans ses gènes. Elle a de qui tenir : un père divers droite, maire de Sèvres ; un grand-père ambassadeur, résistant et gaulliste ; un arrière-grand-père militant à la SFIO.
Un brin misogyne, Borloo assure que « Nathalie a craqué » en le traitant de « lâche » lors du débat sur les OGM. Craquer ? Cette froide franchise, l'aurait-il qualifiée ainsi venant d'un ministre homme ? Disons plutôt que la réussite de Kosciusko agace. Jeune, on veut la voir émotive. Compétente, on la préfère condescendante. Déterminée, on la dépeint ambitieuse. Médiatique, on la qualifie de baroque. Pressée, on la dit inexpérimentée. Bref, elle aurait les défauts de ses qualités. Comme un homme de caractère. En politique, le talent au féminin ne serait pas une assurance tous risques.
Surtout à l'UMP, miroir du scepticisme écolo de son électorat historique. À l'Assemblée, Nathalie Kosciusko-Morizet est d'ailleurs le ministre le plus respecté par la gauche. Mercredi, les écologistes ont été ses premiers soutiens. Parce qu'elle porte et défend mordicus de franches convictions. Son principal défaut serait alors d'être plus légitime à l'extérieur qu'à l'intérieur de la droite. Pour devenir un ministre durable, il lui faudra une maîtrise de cavalier et un doigté de harpiste. Justement, ses deux passions.
La secrétaire d'État à l'Écologie est au centre d'une jolie crise au sein de l'UMP en plein vote de la loi sur les OGM, adoptée de justesse. Elle est toutefois confirmée à la direction de l'UMP.
ACTE I : jeudi, Nathalie Kosciusko-Morizet, face aux divisions et à l'absentéisme des députés de droite, laisse voter des amendements, dont un très restrictif du Parti communiste, qui prévoient de tels garde-fous que la loi OGM devient difficilement applicable. Les écologistes et la gauche applaudissent.
ACTE II : mardi matin, Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée, accuse la secrétaire d'État à l'Écologie, et accessoirement secrétaire générale de l'UMP, « d'être à l'origine des problèmes. Les ministres n'ont pas exprimé la position du gouvernement. » François Fillon confirme que des dispositions « n'auraient pas dû être votées » et s'engage à ce qu'elles soient supprimées en deuxième lecture. L'après-midi, à l'Assemblée, le ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo, peu présent pendant les 30 heures de débats, en bon soldat affiche fermeté et solidarité.
ACTE III : mercredi midi, dans le journal Le Monde, Nathalie Kosciusko-Morizet dénonce un « concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. » François Fillon exige des excuses, sinon il y aura « sanction ». Le Premier ministre demande qu'elle ne soit pas présente sur les bancs de l'Assemblée pendant les questions au gouvernement. Et il juge « pas souhaitable » qu'elle l'accompagne au Japon où il doit se rendre cette semaine.
ACTE IV : 14 h 30, l'intéressée « souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête [...] ont été déformés. Je comprends d'ailleurs très bien qu'ils aient pu les heurter. » Jean-François Copé, pour autant, digère mal « de telles injures. C'est au président de la République et à lui seul d'apprécier » si elle doit quitter le gouvernement.
Une crise révélatrice
Cette crise inspire plusieurs observations. Primo, jugée trop « verte » - n'avait-elle pas eu le tort de faire la bise à José Bové ? - NKM, comme la surnomment ses intimes, n'a pas que des amis dans la majorité.
Deuxio, mais ça, elle aurait pu le deviner, on ne dit pas de son ministre de tutelle ni du patron de sa majorité, qu'ils sont lâches et inélégants.
La force du propos prouve à quel point la jeune blonde diaphane aux reflets roux a pu se sentir seule dans la cage aux lions de l'Assemblée.
Tertio, sa promotion rapide, au lendemain des municipales, et confirmée hier soir, dans les instances dirigeantes de l'UMP - au même niveau et au même moment que Xavier Bertrand - en a agacé plus d'un. François Fillon lui-même n'a guère apprécié d'apprendre au dernier moment la décision de l'Élysée.
Enfin et surtout, cet épisode illustre l'extrême difficulté à tenir les engagements du Grenelle de l'environnement et à répondre aux attentes d'une partie des agriculteurs et des industriels de l'agroalimentaire, de la chimie et de la pharmacie.
C'est le même contorsionnisme auquel sont soumis Bernard Kouchner et Rama Yade sur les droits de l'homme, Fadela Amara sur les banlieues ou Martin Hirsch sur le social. Autrement dit, cette crise pose les limites d'une politique d'ouverture qui ne se contente pas de figurants.
Michel URVOY (source : Ouest France)
Après que le président "de tous les français", Nicolas Sarkozy, aurait proposé deux choix à NKM (lors d'un entretien avec JL Borloo) en disant "Soit elle s'excuse, soit elle est virée", cette mini tempête révèle comment la liberté d’expression et d’opinion est bafouée par le parti au pouvoir...
Cela me rappelle ma "propre histoire" professionnelle, j'ai refusé de présenter des excuses pour l'agression que j'ai subie, donc j'ai été "virée", logique, NON ?
16:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, nkm, ogm, femme, pouvoir













Commentaires
Ces histoires sont banalement sordides !
Ce ne sont que des luttes intestines, des attaques personnelles cachant des ressentiments d'arrière cuisine politique, des ragoûts de ragots, des cultures de chancis, des caquets de basse-cour !
L'ENA et Polytechnique forme des alcyons pitoyables et dont seules les charognes possèdent des vertus !
Ecrit par : Yfig , amphytrion et génie ! | 13.04.2008
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